Puisqu’ils nous ont volé notre juste alternance, Puisqu’ils nous ont privé de la démocratie, Je jetterai ma voix, dans cette dissonance Qui pourtant nous fait peur, de ses tellement de si. * J’opte pour le chaos, plutôt que le sommeil, Je choisi le néant,...
Mais racontez-vous des histoires, Faites bien tous, semblant d’y croire, Vous allez vite déchanter A voir partir vos libertés. * Quand vous verrez de l’océan Ne sortir rien que du néant, Il faudra bien prendre conscience, Que vous manquiez bien d’efficience....
Depuis que les journaux, sont de nouveau au clou De la porte des chiottes, en haut à l’Elysée, L’info sent le caca un petit peu partout, De quoi nécessiter de désodoriser. * Ça sent le hamburger et le Coca Cola Tant à longueur d’années ils bouffent du...
L’arc de triomphe de tes hanches, Sur l’île de ta nudité, En grand relief, sur ta peau blanche Marque l’envie de mes pensées. Au pourtour de la transparence, Tes cuisses ouvertes à l’infini, Comme lignes de déhiscence Semblent expurger de la magie. L’ombre...
J’aime lorsque tes mains me font l’île aux trésors,Quand elles s’accaparent les plages de mon corps,Quand elles jouent la nuit aux vagues du ressacMe faisant voir la terre en droit paradisiaque.*J’aime les oreillers pleins des blés de ta tête,J’aime les...
Ils leur ont assuré qu’ils pouvaient y aller, Qu’ils ne risquaient plus rien, qu’était venu le temps, Où pour la soumission, sont tracées les allées, Le clan des travailleurs étant le grand perdant. * Ils ont pour réussir, pris toutes les mesures, La...
Mon corps est dans le tien, là tout au fond de toi Ouvrant tout doucement les portes du désir, Allant du ça au moi, sans voir si nos surmoi Se sont bien mis au la des axes du plaisir. Ta bouche me parcours de ses contradictions Où le ‘’ ne jouis pas ‘’...
Le verbe aimer j’ai conjugué Aux temps du mode indicatif Quand je me laissais subjuguer Par des chimères au subjonctif. * Je l’ai associé au présent, Rassemblé même aux temps passés, Ne le trouvant pas suffisant, Pour en avoir un jour assez. * J’ai aussi...
J’ai peur de ces demains, avec leurs goûts de rien, Toutes ces nuits tranquilles, au parfum d’insomnie A repasser les heures, aux dessins de l’ancien, En acceptant du noir son temps d’hégémonie. * Je crains tous ces regrets, d’avoir pas fait assez, Ces...
Mais quand en aurez-vous assez De tout ce fric, de tous ces gains ? Pourquoi chercher à amasser Au rythme fou comme un refrain ? * A penser que ce n’est qu’un jeu, Devant ,de faire cette course, Où n’y a pas d’autre enjeu Que d’être le roi de la bourse....
Quand ils auront aux loups donné notre prairie Et que tous les moutons, offerts en sacrifice Ne seront que pour eux, même plus l’aporie, Ils comprendront peut-être, où est le maléfice. * Ce qui est inquiétant, n’en n’ayant pas conscience C’est qu’ils...
Ma nuit prend ses quartiers dans les draps de ton lit, Entre tes longues jambes et l’antre de tes yeux, Tombant là dans tes bras, juste vêtue d’envie, Elle met des étoiles à ta voûte des cieux. T’enveloppant d’un coup, d’un voile de plaisir Et balayant...
Mes souvenirs d’enfant ramènent à mes oreilles Des comptines et des chants, des sons de cours d’école, Des parfums d’insouciance à nuls autres pareils, Des odeurs de plumiers, de petits pots de colle. * Je me revois danser sur le pont d’Avignon, Avec...
On m’a prouvé ce soir, que tout est perverti, Qu’il n’y a plus de nuit, qu’il n’y a plus de jour, Que le monde appartient plus qu’à quelques nantis, Pour qui l’ignominie est le fait de toujours. * J’ai vu tout le crédit de la démocratie D’un coup se fissurer...
On lui a demandé de faire, Le grand ménage en ce pays, De nous renvoyer en enfer En dégageant du paradis. * C’est qu’on était allé trop loin, En gâtant trop nos salariés, Il fallait leur en donner moins En les empêchant de crier. Il suffisait de faire...
Du matin jusqu’au soir, devant ses huit écrans Il passe au téléphone, de marché en marché Des tas d’ordre de bourse, en toujours espérant Qu’il se fera un max à très vite empocher. * Branché au temps du monde il faut qu’il aille vite, Il fait le tour...
Les horreurs de demain, sont là dès aujourd’hui ; Le pire de leur monde, à nos oreilles gronde, Nous présentant déjà ses plaies nauséabondes, Quand tous nous le savons, que ce n’est pas fortuit. * Comme pour les oiseaux, on va nous implanter, Sous la...
De la vie qu’on aimait, ils ne laisseront rien, Même de notre histoire, ils la mettent au silence, Tant elle ne va pas aux vues des agrariens Qui auraient pour ce monde une autre préférence. * Comme si le passé était une menace Avec ses libertés si chèrement...
La peur est la raison de tous les enfants sages Et le père fouettard, le noir, le loup, le diable Sont de la nuit des temps, les barreaux de la cage, Qui font que les gamins, sont toujours contrôlables. * Ils s’en sont inspiré ceux qui mènent le monde...
Ma belle muse a pris le large, Tant de mes vers, elle a eu peur, Trouvant que c’était trop à charge Que je lui parlais du bonheur. * Elle m’avait pourtant donné De quoi décrire et raconter, Allant même à me raisonner De ne jamais trop m’emporter. * Mais...
Quand des tas de gamins, au pied de leur sapin, En voyant leur cadeau, de cette égalité, Mesurent les écarts, à voir ceux des rupins, Comment leur expliquer le mot fraternité ? * Et de la liberté, à voir tous les journaux Choisir leur candidat, quand...
Il a suffi de trois flocons, Pour que s’arrête le pays ; Et les muses de l’Hélicon, Toutes aujourd’hui encore en rient… * Des kilomètres de bouchons, Des naufragés sur l’autoroute, Des conséquences en alluchon, Allant jusqu’à la banqueroute ! * Et l’autre...
Au détour d’une page, est venue ton image Rallumant mille feux de ce qui fut le jeu, Nous menant en voyage, là-haut dans les nuages, Avec en simple enjeu, tous nos ébats à deux. * J’ai revu ces moments, ou sans quoi, ni comment, On structurait le ciel...
On peut aimer l’amour, tout en mode douceur, Quand de quelques baisers et de tant de caresses, On peut tout doucement, en poussant le curseur, Arriver au palier qui précède l’ivresse. * Une main sous ton pull, deux doigts qui te dégrafent, Des frissons...
Quand ma main sur ta cuisse, à l’attache du bas Perçoit ce bout de peau menant à ton désir, C’est instantanément aux parfums de là-bas Que mes doigts se préparent au bonheur du plaisir. * A passer la douceur d’un triangle de soie, A trouver la chaleur...