Le verbe aimer j’ai conjugué Aux temps du mode indicatif Quand je me laissais subjuguer Par des chimères au subjonctif. * Je l’ai associé au présent, Rassemblé même aux temps passés, Ne le trouvant pas suffisant, Pour en avoir un jour assez. * J’ai aussi...
J’ai peur de ces demains, avec leurs goûts de rien, Toutes ces nuits tranquilles, au parfum d’insomnie A repasser les heures, aux dessins de l’ancien, En acceptant du noir son temps d’hégémonie. * Je crains tous ces regrets, d’avoir pas fait assez, Ces...
Mais quand en aurez-vous assez De tout ce fric, de tous ces gains ? Pourquoi chercher à amasser Au rythme fou comme un refrain ? * A penser que ce n’est qu’un jeu, Devant ,de faire cette course, Où n’y a pas d’autre enjeu Que d’être le roi de la bourse....
Quand ils auront aux loups donné notre prairie Et que tous les moutons, offerts en sacrifice Ne seront que pour eux, même plus l’aporie, Ils comprendront peut-être, où est le maléfice. * Ce qui est inquiétant, n’en n’ayant pas conscience C’est qu’ils...
Ma nuit prend ses quartiers dans les draps de ton lit, Entre tes longues jambes et l’antre de tes yeux, Tombant là dans tes bras, juste vêtue d’envie, Elle met des étoiles à ta voûte des cieux. T’enveloppant d’un coup, d’un voile de plaisir Et balayant...
Mes souvenirs d’enfant ramènent à mes oreilles Des comptines et des chants, des sons de cours d’école, Des parfums d’insouciance à nuls autres pareils, Des odeurs de plumiers, de petits pots de colle. * Je me revois danser sur le pont d’Avignon, Avec...
On m’a prouvé ce soir, que tout est perverti, Qu’il n’y a plus de nuit, qu’il n’y a plus de jour, Que le monde appartient plus qu’à quelques nantis, Pour qui l’ignominie est le fait de toujours. * J’ai vu tout le crédit de la démocratie D’un coup se fissurer...
On lui a demandé de faire, Le grand ménage en ce pays, De nous renvoyer en enfer En dégageant du paradis. * C’est qu’on était allé trop loin, En gâtant trop nos salariés, Il fallait leur en donner moins En les empêchant de crier. Il suffisait de faire...
Du matin jusqu’au soir, devant ses huit écrans Il passe au téléphone, de marché en marché Des tas d’ordre de bourse, en toujours espérant Qu’il se fera un max à très vite empocher. * Branché au temps du monde il faut qu’il aille vite, Il fait le tour...
Les horreurs de demain, sont là dès aujourd’hui ; Le pire de leur monde, à nos oreilles gronde, Nous présentant déjà ses plaies nauséabondes, Quand tous nous le savons, que ce n’est pas fortuit. * Comme pour les oiseaux, on va nous implanter, Sous la...
De la vie qu’on aimait, ils ne laisseront rien, Même de notre histoire, ils la mettent au silence, Tant elle ne va pas aux vues des agrariens Qui auraient pour ce monde une autre préférence. * Comme si le passé était une menace Avec ses libertés si chèrement...
La peur est la raison de tous les enfants sages Et le père fouettard, le noir, le loup, le diable Sont de la nuit des temps, les barreaux de la cage, Qui font que les gamins, sont toujours contrôlables. * Ils s’en sont inspiré ceux qui mènent le monde...
Ma belle muse a pris le large, Tant de mes vers, elle a eu peur, Trouvant que c’était trop à charge Que je lui parlais du bonheur. * Elle m’avait pourtant donné De quoi décrire et raconter, Allant même à me raisonner De ne jamais trop m’emporter. * Mais...
Quand des tas de gamins, au pied de leur sapin, En voyant leur cadeau, de cette égalité, Mesurent les écarts, à voir ceux des rupins, Comment leur expliquer le mot fraternité ? * Et de la liberté, à voir tous les journaux Choisir leur candidat, quand...
Il a suffi de trois flocons, Pour que s’arrête le pays ; Et les muses de l’Hélicon, Toutes aujourd’hui encore en rient… * Des kilomètres de bouchons, Des naufragés sur l’autoroute, Des conséquences en alluchon, Allant jusqu’à la banqueroute ! * Et l’autre...
Au détour d’une page, est venue ton image Rallumant mille feux de ce qui fut le jeu, Nous menant en voyage, là-haut dans les nuages, Avec en simple enjeu, tous nos ébats à deux. * J’ai revu ces moments, ou sans quoi, ni comment, On structurait le ciel...
On peut aimer l’amour, tout en mode douceur, Quand de quelques baisers et de tant de caresses, On peut tout doucement, en poussant le curseur, Arriver au palier qui précède l’ivresse. * Une main sous ton pull, deux doigts qui te dégrafent, Des frissons...
Quand ma main sur ta cuisse, à l’attache du bas Perçoit ce bout de peau menant à ton désir, C’est instantanément aux parfums de là-bas Que mes doigts se préparent au bonheur du plaisir. * A passer la douceur d’un triangle de soie, A trouver la chaleur...
Le silence, trop lourd des plaintes de la nuit, Transporte mon esprit dans un brouillamini, Que ma tête éveillée se joue en rapsodie, Pour occuper le temps de mes heures d’insomnie. Assis là dans mon lit, lâché par le sommeil, Je vais là au-devant de...
On te vend ma pauvre Nation, A un empire de papier, Dont la seule triste ambition Est entre les mains des croupiers. * En nous faisant rêver d’étoiles A grands coups de contes de fées, Ils ont jeté un sale voile Pour qu’on ne voit plus leurs méfaits....
Mécanisme d’horloge aux rouages confisqués, Où tous les engrenages, aux mains d’autres valeurs Ne sont plus accessibles, à ces peuples des quais Qui n’ont pas vu venir le temps de ces voleurs. * Illusion d’être libre aux chaînes silencieuses, Où petit...
J’aime les choses et leur contraire, Le noir, le blanc et la couleur, Le convenu et l’arbitraire, La réalité et ses leurres. * A l’aise avec les paradoxes, Appréciant le chaud et le froid, Je me sens bien hétérodoxe De ne pas penser comme un roi. * A...
Si notre cœur, en ventricules En a deux et deux oreillettes, N’était-ce pas pour le calcul Qui fait que tout est en doublette ? * Ce muscle parait assez grand Pour aimer au moins deux personnes, Sans que ce soit trop surprenant Et que l’alerte au tocsin...
Quand on pense que ce pays Est plombé par la pauvreté, Que des champs, ce sont les taillis, Les freins de productivité… * De là à tout débroussailler, A arracher, à éclaircir Et ces rejets, tous les tailler, Pour la dette la rétrécir. * C’est un peu comme...
Noue eûmes, nous aussi, nos bons moments d’extase, Lorsque le soleil chaud, de ses rayons ardents Disséminait en nous, comme des métastases, Ses envies de plaisir, en un désir violent. Et quand de cette soie, entourée de dentelle, Comme les diablotins,...