. * Et d’un doigt à Charles De Gaule, Pour de l’ONU sa chaise stable, Il lui taille une carmagnole, En la cédant à ceux du diable. * Alors comme hier en quarante Ce Waterloo des militaires Les met là déjà sur la pente Qui en fera des mercenaires, * Prenant...
Avant que ça s'estompe et que dans tout ce flou, On n'ait plus les moyens, de savoir si la vie, Celle qu'on aimait tant, en vaut toujours le coup, On doit faire le point sur toutes nos envies. * Que ce serait donc triste, en s'en allant demain, De n'avoir...
J’ai vu Manet dans ce tableau, J’ai vu Titien et Raimondi, J’ai vu de Tissot l’interdit Et des préjugés, le fléau. J’ai vu le renouveau du temps, J’ai vu Calliope et Polymnie, J’ai vu des peintres leur génie, A réinventer le printemps. Et si sur l’herbe...
~~On va même mettre des mines Dans les boutiques de crayons, Croyant ainsi couper la rime, Aux poètes de l’abstraction. Dissimulés sous des crédos Repeints aux couleurs de la haine, Certains voudraient à coups d’ordos Que la liberté on l’enchaine ; Et...
~~Quand la Maja, à demie nue D’un autre temps est revenue Et sous un Claire de soleil, Nous dit des choses nonpareilles. Quand la couleur a remplacé Toutes ces teintes en gris foncé Et qu’aux préceptes d’aujourd‘hui, Le jour escamote la nuit. Quand d’Olympia...
~~Dans le grand cirque de la vie, Nous autres clowns encore blancs, De faire rire, on fait semblant, Quand on en a plus bien envie. C’est qu’il est de bon ton de rire, Sous la toile du chapiteau. C’est vrai que là, sur les tréteaux, N’est toléré que le...
~~S’il me fallait haïr les roses, Pour à l’une de leurs épines, M’être piqué, serait ce chose A dire je les abomine ? Devrai-je abandonner mes rêves, Pour un jamais réalisé, Comme s’il fallait que j’endêve, Pour une nuit, sans un baiser ? Dois-je ne plus...
Fossoyeur de talents, juste gratuitement, Pour n’avoir pas compris les bienfaits de la pluie, Sans savoir du binaire en jouer autrement, Voulant nous faire aimer, leur ciel bleu de l’ennui. Amputé du bon sens, croyant que pour mille ans ; Ils dompteront...
Quand notre édile, trop puéril, Nous prend ce jour pour des gamins, Ne voyant pas tout le débile, D’ idées allant sur ce chemin. Quand rêvant à ce grand Staline, Père du peuple, se voulant, C’est sûr vraiment qu’on s’achemine, Vers un demain, au nœud...
Le temps a mis tous tes besoins, Dans la boite des souvenirs Faisant qu’ils sont déjà bien loin, Ceux que tu veux voir revenir. A pas loin de trois fois vingt ans, On se dit que tout est fini, Que tous ces merveilleux instants, Relèvent de la simonie....
Quand ils ont besoin d’un ballon, Pour donner un peu de bonheur, C’est que ça ne tourne pas rond, Au pays plus du tout à l'heure. Quand le moral de ce pays, Ne tient pas moins qu’à une coupe, C’est que ses élus ont failli, Ne régnant plus qu’à l’entourloupe....
Apprends-moi à aimer, donne-moi quelques cours, Dis-moi comment on fait, pour que des papillons, Au fond de mes entrailles, accourent en tourbillons, Pour m’offrir tes deux bras, en ultime recours. Ôte- moi cette idée, que ça n’existe plus, Rassure-moi...
Notre jeunesse a faim d’un monde différent, Elle en a plus qu’assez de ces temps insensés Qui donnent les pays à ceux le plus offrant En faisant des promesses aux modes dépassés. Au slogan frustre de « c’était bien mieux avant ! », Les vieux ne pigent...
Je cherche le chemin qui conduit au bonheur, Mais c’est toujours demain, qu’on m’en promet ses heures ; On m’a dit qu’il dormait dans les jolies maisons, Mais qu’il y enfermait, vos jours et vos saisons. J’ai cru l’apercevoir au détour d’un sarong, Mais...
Ne nous racontons pas les histoires d’hier, L’amour n’est plus pour nous, on y croit plus assez, Nos cœurs se sont couverts de leurs habits de pierre, Nos yeux n’en peuvent plus d‘avoir trop rêvassé. Tous les princes charmants ont perdu leurs châteaux...
Que deviens-tu mon beau pays ? Mais comment en si peu de temps, Auras-tu pu dans ce fouillis, Faire l’hiver de nos printemps ? * Je me rappelle encore hier, L’ataraxie de nos quartiers ; Même les mots de nos prières, Nous semblaient si primesautiers....
Je ne sais plus ce qui est vrai ; Je ne sais plus ce qui est faux, Mais je crois que je survivrai, Tant cela n’est pas un défaut. * Je lis du blanc, je lis du noir, Du bleu, du rouge et du violet, Où tous voudraient me faire croire Que leur ton est le...
Quand deux noires égalent une blanche Au solfège de l’équité Et qu’aux côtés de la palanche, L’un des blocs n’est que vacuité ; * Quand le soleil mène à la fin Pour l’un, et aux plaisirs pour l’autre, Quand sur l'ubac il pue la faim, Quand sur l’adret,...
J’ai bousculé le temps de ces bleues certitudes Et fait tourner les ailes de ses moulins à vent, Jetant par-dessus bord, toutes mes habitudes Pour faire du passé un éternel présent. * Dans la glace d’hier, j’ai d’un peu de buée Effacé une à une des tas...
Laisse-moi donc te mettre nue, Déboutonne-moi ce corsage, Fais-moi voir ce bel inconnu, Qui se cache dans ton corps sage. * Enlève-moi cette ceinture Qui fait obstacle à mes deux mains, Mais où est donc la fermeture ? Qui les retient dans leur chemin....
Tu amènes avec toi des larmes et du sang, Quand on t’ouvre les bras et qu’on t’apporte un toit, Tu viens prendre des vies d’enfants et d’innocents, Voulant refaire ici ce qu’il y a chez toi. * Tu veux mettre le feu, à la planète entière, Gagner ton paradis,...
Je regarde arriver le monde de demain, Avec des yeux de moines, où ne sont que questions, Moi qui ne connais que le savoir de mes mains, Je crains pour le futur, une malédiction. * Je vois ces imprimeurs renvoyer les copistes Et leurs enluminures au desk...
Quand tout de notre monde a la couleur du noir, Quand l’aube de demain n’a que des reflets flous, Il nous faut retrouver, quand même de l’espoir, Pour notre humanité, ne pas la mettre au clou ! * Quand reviennent à grands pas ces hurlements de loups,...
C’est un lieu de délice ou passe le plaisir, Diffusant doucement, aux lèvres du bonheur, Son jeu, où la beauté d’un moment de désir Est ; ce n’est qu’un bouton qu’on sent à l’intérieur. * Une merveille, un peu offerte, presque nue, Le bas-ventre accueillant...
Mes vers sont de vraies hirondelles, A s’en aller au premier froid, A me quitter à tire d’ailes, Pour quelques promesses d’orfroi. * Ils sont comme toutes ces femmes Attirées par tout ce qui brille Et qui iraient vendre leur âme, Pour le graal d’un gros...