On peut aimer l’amour, tout en mode douceur,
Quand de quelques baisers et de tant de caresses,
On peut tout doucement, en poussant le curseur,
Arriver au palier qui précède l’ivresse.
*
Une main sous ton pull, deux doigts qui te dégrafent,
Des frissons sur ta peau ! Ta fermeture éclair
Qui amène à mes mains des gazouillis de piaf,
Illumine ma nuit de teintes toutes claires
*
Et puis ce petit rien d’élastique et de soie,
Qui ultime clédal roule jusqu’à tes pieds,
Invitant ma tendresse à sentir ton émoi,
Ouvrant ce périanthe, où le plaisir y est …
*
Que des effleurements, à vivre tendrement
A chercher du bouton à en faire une fleur
Que ma bouche assoiffée de quelques amusements
Irait jusqu’à aimer y recueillir tes pleurs,
*
Te faisant voir l’instant au néant de ce temps
Rempli de volupté, de sensualité
Apportant à ton corps ces désirs excitants,
Adjuvants nécessaires à la félicité.
*
Quand enfin lentement, si agréablement,
En toute aménité, me faisant prisonnier
Dans ça et tes deux bras tu me guides autrement,
C’est là le paradis que je ne veux nier,
*
Tant tout mon essentiel, n’est plus qu’un arc en ciel…
Janvier 2018
Photo Patrick Wecksteen ; modèle Katmandou