L’évergétisme a son consul Qui pour du pain et quelques jeux, Voudrait du peuple qu’on l’encule, Rien que pour contenter son « Je » * Promettre à la plèbe du fric, La faisant manger dans sa main, Voilà pour lui la république, Qu’il voudrait nous donner...
Exit, les jours d’été, l’automne doucement Peint d’ocre, brun, et roux le grand calendrier Qui marque dans ta vie les souvenirs d’avant, Ne laissant que des feuilles aux branches des pommiers. La vie de comédie, en amante infidèle, Alternant les saisons,...
Dégout à ciel ouvert, d’ersatz de vrai suffrage Où coule l’abjection, dans des flots de laideur, Où notre oligarchie, au comble de la rage, Montre son vrai visage, en toute sa splendeur. * Tous les coups sont permis pour arriver en haut, Toutes les infamies,...
Nos enfants ont la vie de ces chevaux sauvages Qui n’ont jamais connu la longe et le surfaix, Traversant la prairie, sans aucun débourrage, Ne voyant pas du temps le moindre de ses faits. * N’ayant plus sous leur trot de clôture et de lices, Elevés sous...
Je suis couché, là dans ses yeux Et mon plaisir est dans les miens, J’ai l’odeur de ses longs cheveux, Et la douceur de ses deux mains ; Je me dilue dans son halo, Comme le bleu dans l’arc-en-ciel, J’adore le goût que prends sa peau, De pain grillé couvert...
Au rythme des saisons se corrode ma vie, Sous le souffle des vents et de mes idées noires, Pénétrant mon armure jusqu’au fond de ma lie Pour recouvrir de roux mes plus petits espoirs. L’été est un oxyde où d’un coup de soleil On fait croire à vos jours...
Son corps aux reflets noirs embrase mon espritDe milliers d’incendies que des images folles,En souffles chauds et doux, brûlent de mes envies,Circonvenant mes sens d’effluves de corolles. Le fusain de sa peau, aux aspects de vélinElectrise mes doigts,...
Non merci, nous n’en voulons pas Du monde que vous préparez, A nous faire marcher au pas Là dans vos villes en rangs serrés. * Hors de question de renoncer A ce qui fait notre nation A ce présent, à ce passé, Dont on apprécie la version. * Votre modèle...
Ils s’imaginent si savants, Détenant les clés du savoir Qu’on ne sent même plus le vent Qu’à tout moment, ils nous font voir. * Fascinés par ces courants d’air, Endormis par leurs offertoires Lassés par tous leurs dix de der, On se sent les cons de l’histoire....
Tu venais de ranger tes jeux d’adolescente, N’ayant de cette vie que tes simples utopies ; Tu ne connaissais pas de ce monde les sentes Qui sentent les remords et l’eau qui a croupi. Tu avais dans les yeux des torrents de montagne, De l’eau claire et...
Au seul prétexte de la peur, On dresse des chiens policiers Et le monde, dans sa torpeur, En encense les tenanciers. * C’est qu’à ce jeu, ils sont malins, Ces descendants de boutiquiers Qui peignant tout en zinzolin Savent nous rendre tous inquiets. *...
La démocratie, mon ami ! Tu ne sais pas, ce qu’ils en rient, Ce n’est là qu’une connerie Qui ne compte pas pour demi, * C’est un hochet pour les sans dent Qui permet de les endormir, Un grand miroir, où ils se mirent, Sans jamais ne rien voir dedans,...
Quand hier, ceux du talent, savaient choisir leur camp Et des classes ouvrières, ayant pris la bannière, Trouvaient dans le combat, qu’il était plus marquant, D’aider la liberté, à sauter les barrières. * Quand jadis des Breton, Eluard, Aragon, Des Sartre,...
La machine à briser les rêvesA mis en route son tempo,Recouvrant de son grand capot,Le jour où le soleil se lève,De l’autre côté du toujours,Dans l’autre sens du « tout le temps »,Pour la naissance d’un printemps,Où ne règnerait que l’amour ! La mécanique...
Il n’y a plus de pré… Où va la terre après ? Vers une grande nuit , Sans plus jamais de vie, Simplement le néant Avec plus rien dedans. C’est la faute à l’avant Quand on charge les champs Des excréments des villes A l’eau que l’on distille Pour que roulent...
Quand de tes jambes en « v », là au-dessus de moi, Tu m’ouvres tout ton ciel, sur un petit nuage Et que de ta chaleur, dopée par mon émoi, Nous partons tous les deux pour un joli voyage ; * Quand là de tous mes doigts, t’apprenant mon solfège, Je tire...
Un hold-up de l’automne a ruiné notre été, C’est à grands coups de pluie et de matins trop froids Qu’il est entré chez nous, sans même s’arrêter, Jetant du gris partout, dans notre désarroi. * Il nous a confisqué nos trente-cinq degrés Et s’est accaparé...
A l’âge où hier encore, on vous disait grand-mère, Très très peu d’entre vous revendiquent le droit Au plaisir sexuel, en trouvant même amer, Que leurs mâles conscrits, soient bien si mal adroits. * Pourtant nombreuses sont, celles dans ce domaine, Pour...
Lorsqu’il est question de gros sous, Le climat ne fait pas le poids, Nos édiles, si en dessous, Du paradoxe sont les rois ! * Ainsi avec le Canada, Ils ont ratifié un traité, Sans se soucier du réséda Et pas plus de nos libertés. * Bonjour les saumons...
Tous les intellos d' aujourd’hui Ont fait le choix du clan bourgeois Voyant des prolos les produits Qui n’incitent pas à la joie. * Plus de Sartre ni d’Aragon, Plus d’Eluard ni de Ferrat, C’est aux principes d’Harpagon Qu’ont souscrit ici tous ces rats....
Est-il venu à ton esprit Qu’est revenu le moyen-âge Et que ceux qui ont tout compris Ont éradiqué le partage … * Fini le temps de l’humanisme, Bonjour les jours du capital, Tout le monde en voit bien le truisme, Avec ses méthodes brutales. * Et si on...
Parce que je ne vois, pas comme toi les choses, Tu penses que je suis un de tes ennemis, Alors qu’en discutant, de ce qui nous oppose, Nous verrions qu’on pourrait, devenir des amis. * Au lieu de faire un drame et de sortir les armes , Viens regarder...
Il faut à tout tyran, ses wagons de maudits, Afin que les ilotes aient quelqu’un à haïr, Le culte et les ethnies, aujourd’hui interdits, Il a pris tous les vieux, comme caste à occire ; * Convaincu que le monde a commencé en mai, Que toute notre histoire...
Les orties de la nuit dans les jonquilles du jour, Et la glycine mauve entre le ciel et l’eau, Le monde aux milliers de contours Les sublime ; merveille offerte là en cadeau, L’odeur, miel de ruche, grise et enivre. Surprise tant attendue, éblouissement,...
C’est un petit jardin, tout au fond de mon âme Dont je suis bien le seul à en avoir l’accès, Il est peuplé d’odeurs et de parfums de femmes, De belles effusions, de merveilleux succès. * Il y a quelques fleurs, certaines étant des prés, Des Lys, des Marguerite...