Du matin jusqu’au soir, devant ses huit écrans
Il passe au téléphone, de marché en marché
Des tas d’ordre de bourse, en toujours espérant
Qu’il se fera un max à très vite empocher.
*
Branché au temps du monde il faut qu’il aille vite,
Il fait le tour du globe du Nikkei et du Cac,
A ne plus bien savoir quel pays il habite,
N’ayant plus en patrie que Dow Jones et Nasdaq.
*
Il bosse avec son nez, son don d’ubiquité
Lui indiquant des coups, saturant d’endorphines,
Son corps habitué, sans vraie réalité.
*
Il fabrique du fric, sans bras et sans sueur
Aux roulettes des cours et leurs lois assassines,
Pris dans ce tourbillon qui va vers le malheur,
*
En faisant du travail, simple fétu de paille …
Septembre 2017