On lui a demandé de faire,
Le grand ménage en ce pays,
De nous renvoyer en enfer
En dégageant du paradis.
*
C’est qu’on était allé trop loin,
En gâtant trop nos salariés,
Il fallait leur en donner moins
En les empêchant de crier.
Il suffisait de faire croire,
Qu’on était en démocratie
Et que c’était de leur devoir,
D’accepter les réformes ainsi
*
C’est vrai qu’elle était anormale
La loi régissant le travail
Le Smic, à ce prix c’était mal,
Devenu un épouvantail,
Pour ceux qui déjà, avant-hier,
Avaient rejeté le pays,
Oubliant toutes leurs prières,
Pour des loups tout en verts treillis.
*
Il est urgent que la main d’œuvre,
Soit très vite remise à l’heure,
Le voilà donc à la manœuvre,
Pour les français leur grand malheur.
C’était devenu invivable,
Ce smic français, trop élevé,
Qui devenait intolérable,
Tant il pouvait faire rêver.
*
Heureusement, avec Macron,
On va vite tout oublier,
Toutes ces craintes de patron
Pourront enfin être exfoliées
Et en beaucoup moins que cinq ans,
Il gommera tous ces acquis,
L’égalité foutant le camp
Au profit de on sait trop qui !
*
Et dire qu’il y a des cons
Qui n’ont rien lu sur l’ostracon !
Juin 2017