La peur est la raison de tous les enfants sages Et le père fouettard, le noir, le loup, le diable Sont de la nuit des temps, les barreaux de la cage, Qui font que les gamins, sont toujours contrôlables. * Ils s’en sont inspiré ceux qui mènent le monde...
Ma belle muse a pris le large, Tant de mes vers, elle a eu peur, Trouvant que c’était trop à charge Que je lui parlais du bonheur. * Elle m’avait pourtant donné De quoi décrire et raconter, Allant même à me raisonner De ne jamais trop m’emporter. * Mais...
Quand des tas de gamins, au pied de leur sapin, En voyant leur cadeau, de cette égalité, Mesurent les écarts, à voir ceux des rupins, Comment leur expliquer le mot fraternité ? * Et de la liberté, à voir tous les journaux Choisir leur candidat, quand...
Il a suffi de trois flocons, Pour que s’arrête le pays ; Et les muses de l’Hélicon, Toutes aujourd’hui encore en rient… * Des kilomètres de bouchons, Des naufragés sur l’autoroute, Des conséquences en alluchon, Allant jusqu’à la banqueroute ! * Et l’autre...
Au détour d’une page, est venue ton image Rallumant mille feux de ce qui fut le jeu, Nous menant en voyage, là-haut dans les nuages, Avec en simple enjeu, tous nos ébats à deux. * J’ai revu ces moments, ou sans quoi, ni comment, On structurait le ciel...
On peut aimer l’amour, tout en mode douceur, Quand de quelques baisers et de tant de caresses, On peut tout doucement, en poussant le curseur, Arriver au palier qui précède l’ivresse. * Une main sous ton pull, deux doigts qui te dégrafent, Des frissons...
Quand ma main sur ta cuisse, à l’attache du bas Perçoit ce bout de peau menant à ton désir, C’est instantanément aux parfums de là-bas Que mes doigts se préparent au bonheur du plaisir. * A passer la douceur d’un triangle de soie, A trouver la chaleur...
Le silence, trop lourd des plaintes de la nuit, Transporte mon esprit dans un brouillamini, Que ma tête éveillée se joue en rapsodie, Pour occuper le temps de mes heures d’insomnie. Assis là dans mon lit, lâché par le sommeil, Je vais là au-devant de...
On te vend ma pauvre Nation, A un empire de papier, Dont la seule triste ambition Est entre les mains des croupiers. * En nous faisant rêver d’étoiles A grands coups de contes de fées, Ils ont jeté un sale voile Pour qu’on ne voit plus leurs méfaits....
Mécanisme d’horloge aux rouages confisqués, Où tous les engrenages, aux mains d’autres valeurs Ne sont plus accessibles, à ces peuples des quais Qui n’ont pas vu venir le temps de ces voleurs. * Illusion d’être libre aux chaînes silencieuses, Où petit...
J’aime les choses et leur contraire, Le noir, le blanc et la couleur, Le convenu et l’arbitraire, La réalité et ses leurres. * A l’aise avec les paradoxes, Appréciant le chaud et le froid, Je me sens bien hétérodoxe De ne pas penser comme un roi. * A...
Si notre cœur, en ventricules En a deux et deux oreillettes, N’était-ce pas pour le calcul Qui fait que tout est en doublette ? * Ce muscle parait assez grand Pour aimer au moins deux personnes, Sans que ce soit trop surprenant Et que l’alerte au tocsin...
Quand on pense que ce pays Est plombé par la pauvreté, Que des champs, ce sont les taillis, Les freins de productivité… * De là à tout débroussailler, A arracher, à éclaircir Et ces rejets, tous les tailler, Pour la dette la rétrécir. * C’est un peu comme...
Noue eûmes, nous aussi, nos bons moments d’extase, Lorsque le soleil chaud, de ses rayons ardents Disséminait en nous, comme des métastases, Ses envies de plaisir, en un désir violent. Et quand de cette soie, entourée de dentelle, Comme les diablotins,...
Commotion de couleur à l’ironie du soir,Esbroufe de lueurs au coin du désespoir,Révolte de peinture à grands coups d’impromptusCriant son désarroi en poésie de rue. Pavé d’exécration dans la gueule d’un mur A jets d’aérosol et d’autres écrituresJetant...
Quand entre quatre murs, on veut te faire croire que dehors il fait gris et bien plus froid qu'ici, il suffit qu'on perturbe un chouïa ta mémoire te donnant l'illusion que tout est bien ainsi. * Et si tu ne veux pas , par toi même vérifier, refusant d'aller...
A refuser de voir, à se masquer les yeux,à ne plus rien entendre, à nier l'évidence,à ne même plus être , un petit peu curieux,tant tu serais taxé au moins de dissidence.*C'est que l'immigration est chez nous un tabou,un sujet défendu, où il nous faut...
La poésie n'est plus qu'un mot, pour désigner ce qui est beau,de quoi parler fortissimod'une émotion d'outre tombeau.*on en verrait un peu partoutdès qu'il nous manque un adjectifet qu'on voudrait voir Manitouderrière un émoi suggestif.*la poésie est...
Vivre au temps des applications, où tout est informatiséà n'avoir plus une attention,pour les matins et leur rosée*N'appliquer que des procèduressous des caméras de contrôleen trouvant ça beaucoup trop dured'être un acteur de second rôle.*N'être plus...
Alors qu'il devrait rassembler, celui qu'on nous a mis là-haut,n'en finit plus de nous troubler,tant il nous crie dessus , taïaut !*On dirait une chasse à courre,où ce serait notre Nation,en gros gibier pris ici pour,dont on veut l'éradication.*Lachant...
Metoo m'a fait comprendre tout ! qu'il était possible des fleurs,d'en parler en Grec en Bantous,en les privant de tout bonheur,*Ne les voyant rien qu'à couper,pour les mettre dans quelque vase,juste le temps de s'occuperen profitant bien de l'occase.*Alors...
Déjà les bruits de bottes aux odeurs de Santiags , empestent nos esprits, puant la décadance, jetant sur nos survies un drap d'ombre de tags, disant que tonton Sam a commencé la danse . * Au bout de sa croissance, au bilan plus que nul, il sait que des...
C'est comme s'il voulait nier notre existence,tirer un trait dessus, nous faire disparaître,diluer dans le monde, en effaçant la France,ce qui depuis toujours a façonné nos êtres.*C'est déjà notre histoire où pour lui , rien n'est bon,où ce qu'on a appris,...
Beaucoup sont ceux qui dans l'amour , l'amour physique , le coït,ne voient rien qu'un aller retour,comme un poème qu'on récite .*Alors que l'acte sexuelest une médiante , une messe,un offertoire rituelinhérent à une promesse.*Une agréable parenthèse,faisant...
Mes vers manquent de poésie, ils ne parlent que de ce temps,de toute cette hypocrisiequi fait qu'il n'est plus de printemps .*Il n'y a plus aucune strophedans mes quatrains ou mes quentilsqui ne voient pas de catastrophe,à l'image de Tchernobil .*C'est...