Ma belle muse a pris le large,
Tant de mes vers, elle a eu peur,
Trouvant que c’était trop à charge
Que je lui parlais du bonheur.
*
Elle m’avait pourtant donné
De quoi décrire et raconter,
Allant même à me raisonner
De ne jamais trop m’emporter.
*
Mais c’était bien plus fort que moi,
Il m’a fallu dans un poème,
Que j’y aille de mon émoi
A presque y mettre des je t’aime.
*
Elle s’est dit que le poète,
Avec tout ça dans une strophe,
Allait bien lui prendre la tête
Au risque de la catastrophe.
*
Alors en m’ôtant quelques rimes
Et en asséchant mon stylo
Elle m’a joué la débine
Me laissant ici en solo.
*
Je me fais depuis de la blanche
Dans de tristes nuits de papier,
N’ayant plus un truc dans ma manche,
Pour me sortir de ce guêpier.
*
Alors continuant à croire
Aux vertus de l’octosyllabe,
Je veux trouver dans ma mémoire,
Comment aller chercher du rabe,
*
En poursuivant mes écritures
Sans déjuger ma vraie nature …
Novembre 2017