Heureux, toi, « l’appelé », pris dans tes certitudes, Tant tu sais mieux que tous, ce qui est bien ou mal, Toi, qui à tes idées, croit à la rectitude, En affirmant, partout, que c’est là, la normale. Heureux l’homme qui sait, d’un désarroi de mère Ou...
Le carmin de la honte, à l’encre de leurs plumes, Trace sur le papier d’écœurantes pituites Et ils n’ont même pas, au vil, de cette spume, La décence de voir, l’horreur de leur conduite. Là-bas, au fond des Indes, comme des gypaètes, Sur les restes, volant,...
Photo : Patrick Wecksteen http://www.wecksteen.fr Mes mains se sont perdues dans l’onde de ton corps Où jamais mon soleil s’était aventuré, Ni touché de ses traits le plus petit encore, Celui que tu m’as dit, après t’avoir aimé. Ta peau s’est hérissée...
. Photo: arbrealettres.wordpress.com/ 2009/11/16/ Les mots ne sont que maux Jetés là en façade Comme de beaux émaux Dissimulant le fade. Les mots ne sont que notes A mordre, et mordiller, En chiasme ou en litote, Aux lignes des portées. Les mots ne sont...
Demain, en me prénommant Pierre, Dans un pays remplis d’Ali, En voudrai je encore à mon père, De l’Islam, avoir fait le lit ? Je n’ai en fait que cette peur, Que mes enfants, dans leur pays, Un jour, à l’art des estampeurs, De la forêt soient les taillis....
La faux de l’agonie, aux mains des estafiers, De ses lettres de change, aux proches échéances, Ensemence la terre au gris acidifié, En prenant nos élites aux jeux de connivence. En mettant à la bouche aux héros de leurs œuvres, Cow boy de magazines au...
Mais que serions-nous donc sans vous ? Quelles couleurs, prendraient nos nuits, Croquées au crayon de l’ennui Et peintes au lavis du dégoût. Vous savez apaiser nos peurs, Nous garder de nos errements, Nous pardonner quand on vous ment, Nous rappeler qu’on...
Comment tant de culture et tant de connaissances, Comment tant de savoir et tant d’intelligence, Ont-ils pu s’envoler, au ciel de l’ineptie, Ne laissant devant eux que ce dogme sans si ? Que s’est-il donc passé au fond de leurs mosquées Pour que tous...
La faute à qui, ce tsunami ? Qui en est le vrai responsable ? Qui met le pays sur le sable, Nous mettant tous à l’agonie ? Qui n’a pas vu venir le mur ? Nous emmenant tout droit dedans, Quand c’était pour tous évident, Que pour le choc, on était mûr....
Quand mon voisin, lui ne sait pas, Ce que je fais, ni qui je suis, Google, lui, me suit pas à pas ; De ses cookies il me poursuit. Chaque mot là sur mon clavier, Au gré de mes divagations, Va enrichir tous leurs fichiers, Sans même avoir ma permission....
Venir mourir, à pas vingt ans, Sur une plage en Normandie, Un jour à la fin du printemps, Ça aurait dû être interdit, Tant est cruel ce sacrifice. Pour un pays presqu’inconnu, Là-bas au bout de l’océan, Mais pourquoi sont-ils donc venus, Quand là n’était...
Quand la démocratie, de par ses gouvernants, A l’odeur avancée des rues de Chicago Des années Al Capone et que de Marengo, Ils recopient le style, en perdants et gagnants. Quand nos politicards, pour un peu de pouvoir, Transforment la patrie, en véritables...
Leurs mains telles des frises, occultent leurs gros yeux, Afin de ne pas voir, de leur haine, l’effet, Comme si ils voulaient, de cet accroc odieux, Gommer dans leur esprit, l’abjection de ces faits. Incompétence, intrigue, impair, impéritie ? Détruire...
Il a, lui, tout compris, quant à ce qu’aujourd’hui, Attend tout son pays, frustré de tant d’années, De gloire et de misère et de jour et de nuit, Pour n’être plus demain, ce peuple suranné.... Il sait que sans orage, un moujik est sans rage Et qu’il faut...
Le moral de la France, en ces temps de merdouille, Tient à onze mouflets et un ballon au fond, A bien se demander, si se casser les couilles A créer des emplois est tout aussi profond. Un seul but validé, fait oublier l’absence, De courage, de talent...
N’est plus que dans la cruauté, Le sang, les massacres et la haine, Qu’ils auraient trouvé leur été, Tous ces damnés de la dondaine.... Branchés au mode rétrograde Et se revendiquant de Dieu, Ils ont relancé les croisades, Faisant leur loi à coups d’épieu....
Le poème ci dessous est en fait un jeu pour tester vos connaissances en matière d'art contemporain ou moderne , ses vers évoquent 8 grands artistes , peintres , sculpteurs ou designers, il suffit de les trouver et surtout ne les annoncez pas, dites simplement...
Mon vers a aujourd'hui, un flou de cathédrale pour toutes ces chansons, au refrain de passion, mettant notre présent aux conquêtes du graal, pour des élus , sans fond, cherchant la digression. Quand de leurs doigts transis, ils nous montrent la lune,...
Je ne suis pas encore au monde Qu’il faut déjà que tu me voles Et que mon avenir s’envole, Pour ne pas arrêter ta ronde. Tu vends ce qui n’est pas à toi, Sans du plus tard avoir la vue, Me laissant là, tout dépourvu, En me privant déjà de toit. Tu me...
Dessine-moi donc un pardon, Lui demanda ce petit prince, Pour que demain de nos brandons, On en oublie là où ça grince. J’en ai assez de ces volcans Qu’il faut sans cesse ramoner, Pourquoi faut-il que dans nos camps, On ne pense qu’à dissoner. Et dis-moi,...
La vie n’a plus envie, de jouer sa survie, Au milieu des éclairs et des lignes de grains, Tant depuis si longtemps, toujours bien trop havie, Elle se carbonise, aux flammes du chagrin. Ce n’est plus qu’un orage, entre deux masses inverses, Une folle tornade,...
Faire une phrase d'un seul mot et enlever toutes les rimes, écrire en vers , façon mémo, comme peut le faire le mime. Jeter au panier les sonnets, chasser ces lais alambiqués, virer à jamais les rejets, afin de ne plus rien truquer. Evacuer de la matière,...
Mais dis-moi donc papa, comment c’était l‘hiver? Raconte-moi la neige et parle-moi du froid, Il n’y a maintenant, plus que dans quelques vers, Qu’on cite les frimas et le gel d’autrefois. Dis-moi comment c’était, la ronde des saisons, Décris-moi les couleurs...
Il y a au fond de mon âme, Un joli petit escalier, Avec tout en haut, deux paliers, Dont l’un pour moi est mon dictame. L’autre ouvre sur mon quotidien, Où d’une grosse porte en fer, De postulats trop euclidiens, Se voit déjà, ce qu’est l’enfer. Alors...
Des poèmes de stuc, sans couleur et sans son, En vers de cathédrale, au transept sans vitrail, Ne pouvant même plus, devenir des chansons, Tant ils n’exhalent plus la douleur des entrailles. Des sonnets devenus roupie de sansonnets, Où n’est plus de mesure...