La faux de l’agonie, aux mains des estafiers,
De ses lettres de change, aux proches échéances,
Ensemence la terre au gris acidifié,
En prenant nos élites aux jeux de connivence.
En mettant à la bouche aux héros de leurs œuvres,
Cow boy de magazines au Q.I. de naissains,
Des reflets d’egesta, en guise de couleuvres,
Elle leur fait gober que fument aussi les saints.
Devenant le consort de notre oligarchie,
En lui favorisant, la taille et la gabelle,
Ils s’autorisent ainsi, dans cette synarchie
A partager le blé dans la même gamelle.
Egorgeurs au statut de vrais serials killers,
Tuant bien plus qu’aux guerres et aux épidémies,
Cachés aux dominos de pierrots et de leurres,
Leurs bailleurs et baillis soignent leur infamie.
Et prenant en otage, un pan de la nation,
Faisant de la sécu, le fût des Danaïdes,
Ils voudraient des acquis, en stopper l’addition,
Niant que de fumer équivaut au suicide
Alors toi jeune con, voulant faire ton père,
Plaçant entre tes dents, l’esche de ces faux-derches
Pour la première fois ; sais-tu que leur compère
Tu deviens aussitôt, en commençant la sèche,
Car pris là dans leur serre à gagner ton cancer
Tu fais payer ton vice au dû des censitaires ;
En sachant bien pourquoi, à eux cela leur sert,
De cacher du tabac son rôle délétère,
Tant cette hypocrisie, se veut pire hérésie !
avril 2014