Mais que serions-nous donc sans vous ?
Quelles couleurs, prendraient nos nuits,
Croquées au crayon de l’ennui
Et peintes au lavis du dégoût.
Vous savez apaiser nos peurs,
Nous garder de nos errements,
Nous pardonner quand on vous ment,
Nous rappeler qu’on a un cœur.
Vous êtes tout ce qu’on n’est pas
Et tout ce qu’on est à la fois,
Cet équilibre qui parfois,
Fait que nous marchons dans vos pas.
Maman, copine et confidente,
Psy, confesseur et infirmière,
L’argent, le beurre et la crémière,
Tant nos attentes sont évidentes
Cordon bleu ici aux fourneaux,
Fille de joie, dans notre lit,
Paradoxe si accompli
Qu’on croit toujours au renouveau,
,
Amoncellement de tendresse,
Fatras de sensualité,
Mélange de délicatesse,
Vous êtes la dualité.
Futur de notre humanité,
Au seul carburant du bon sens,
Ayant encore la conscience,
De ce qu’est la fraternité.
De la paix, vraies admiratrices,
Connaissant le prix de la vie,
De fonctionner à ses envies,
Vous mesurez les cicatrices,
Alors aussi, comme Aragon,
Je dis que vous êtes de l’homme,
L’avenir et le second tome
Du livre, écrit en parangon…
mai 2014
Photo: wecksteen.fr