Des poèmes de stuc, sans couleur et sans son,
En vers de cathédrale, au transept sans vitrail,
Ne pouvant même plus, devenir des chansons,
Tant ils n’exhalent plus la douleur des entrailles.
Des sonnets devenus roupie de sansonnets,
Où n’est plus de mesure et où n’est plus de rime,
Où le blanc de l’ennui, masque tous les sommets,
Devenus vers de gris, tant plus rien ils n'expriment.
Des lais de fond de pot, sans plus aucune crème,
Aux saveurs d’allégés, sucrés à l’aspartam;
Des églogues de gogues, en péchés de carême,
Où à quelques succubes ,on a vendu son âme.
Que des bouts déprimés, aux rejets d’intello,
Voyant bien dans l’épitre, un tralala de pitre ;
Des stances d’inconstance, en arroi de rondeau,
Se donnant des façons de proprio de mitre…
Tel est bien ce qu’on lit, aujourd’hui au Parnasse
Et je me mets dedans, dans ce zéro pointé,
Qui fait que le poème, au fin fond de la nasse,
A des difficultés a toujours exister,
Les Verlaine et Rimbaud, ont mis le trait, trop haut !
Avril 2014