Il y a au fond de mon âme,
Un joli petit escalier,
Avec tout en haut, deux paliers,
Dont l’un pour moi est mon dictame.
L’autre ouvre sur mon quotidien,
Où d’une grosse porte en fer,
De postulats trop euclidiens,
Se voit déjà, ce qu’est l’enfer.
Alors j’ai choisi le premier,
Pour ne plus voir, rien que des fleurs,
En condamnant l’autre en grenier,
Pour y enfermer mes malheurs.
J’ai coloré mon noir et blanc
Aux teintes vives du bonheur,
Ne voulant plus faire semblant,
D’attendre l’heure de mon heur.
Mes jours ne comptent que merveilles,
Mes nuits, des joies à l’infini
Et il n’est plus que le soleil,
Qui ne soit ici le boni
Je vois la vie, par mes envies,
Sans plus me poser de question,
Ayant repeint tous ces lavis,
Qui ternissaient mes ambitions.
Et si demain, de mon solier,
On veut me faire ouvrir la porte,
Que du haut de mon escalier,
Ce soit le diable qui m’emporte …
mars 2014