Heureux, toi, « l’appelé », pris dans tes certitudes,
Tant tu sais mieux que tous, ce qui est bien ou mal,
Toi, qui à tes idées, croit à la rectitude,
En affirmant, partout, que c’est là, la normale.
Heureux l’homme qui sait, d’un désarroi de mère
Ou d’une mort d’enfant, où en est l’important
Et où est le curseur, sur l’échelle d’amer,
Pour n’avoir dans son cœur, que la loi de ce temps.
Bien heureux, toi qui juges et condamnes à la fois,
Tous ceux qui de ta vue, ne voient pas du même angle,
Les valeurs que tu nies, comme étant d’autrefois.
Desceller aujourd’hui les tombeaux des anciens,
Pour serrer ou lâcher, un petit bout de sangle,
A tout de ces conflits de ces bons paroissiens,
Qui pour adorer Dieu, vous arrachent les yeux.
Moi, je n’ai pas d’idée, sur ce qui serait bien,
Dans ce choix infernal, de la mort et la vie,
Dans cet affreux dilemme où on sait, Ô combien,
On ne sort pas indemne, au bout de l’exuvie.
Je suis incompétent, pour du bout de mon doigt,
Désigner l’infamie et punir la coupable,
Qui pour un trop d’amour, a fait ce qu’elle doit,
En tuant son enfant, au droit de l’ineffable.
Nous avions fait un pas, trouvant un équilibre,
Qui donnait à chacun le possible des choix,
Tant est, que dans ce cas, on est encore libre ;
Alors, quant à ce jour, on secoue, sur ce thème,
Le chiffon, peint en rouge, de l’émoi et l’effroi,
Que cherche-t-on à faire, avec cet anathème ?
Si ce n’est que cliver, pour mieux y arriver …
janvier 2014