Comment tant de culture et tant de connaissances,
Comment tant de savoir et tant d’intelligence,
Ont-ils pu s’envoler, au ciel de l’ineptie,
Ne laissant devant eux que ce dogme sans si ?
Que s’est-il donc passé au fond de leurs mosquées
Pour que tous leurs bateaux, s’endorment ainsi à quai
Et pourquoi se sont mis leurs savants à l’arrêt,
Quand la matière et l’art, brillaient aux minarets ?
Faut-il que dans les textes, ils aient compris le pire,
Pour à l’obscurantisme, amener leur empire,
Faisant dire à leur Dieu que c’est dans le combat,
Qu’on saura, de la haut, demain si son cœur bat.
Argument de frustré jouant là, petit bras,
Quand on a su bâtir, hier chez nous l’Alhambra,
Quand on a pu, du ciel, comprendre les étoiles
Et qu’on cache aujourd’hui, la beauté sous le voile,
Ou trop grande sagesse, à confisquer le temps,
En refusant demain le sacre du printemps,
En grippant le progrès, en niant l’évidence,
En reculant ainsi la toute ultime danse.
Quoi qu’il en soit des deux, j’ai pour vous de la rage,
De voir ce qu’à ce jour, vous avez en bagages,
De montrer votre Dieu comme un être cruel,
Quand jadis, de la vie, vous l’aviez vue si belle …
juin 2014