Dessine-moi donc un pardon,
Lui demanda ce petit prince,
Pour que demain de nos brandons,
On en oublie là où ça grince.
J’en ai assez de ces volcans
Qu’il faut sans cesse ramoner,
Pourquoi faut-il que dans nos camps,
On ne pense qu’à dissoner.
Et dis-moi, tous ces baobabs,
Qu’on voit pousser un peu partout,
Est-ce que ce sont ces gros nababs
Qui rêvent de nous prendre tout ?
On veut me voler ma planète
Et les roses de mon jardin,
Toutes changées en baïonnettes
N’expriment plus que du dédain.
Alors dis-moi, si tant de haine,
Chez vos monarques de l’empire,
Ne nous prépare que des chaines,
Ou bien peut-être même pire.
Je ne rêve qu’à mon étoile,
Dans un monde bien apaisé
Et je me fous bien de nos voiles
Et de vos lois judaïsées,
Je veux vivre normalement,
Loin de leurs roquettes et leurs bombes,
Dans un pays tout simplement,
Où le sol n’est pas qu’une tombe …
août 2014