Demain, en me prénommant Pierre,
Dans un pays remplis d’Ali,
En voudrai je encore à mon père,
De l’Islam, avoir fait le lit ?
Je n’ai en fait que cette peur,
Que mes enfants, dans leur pays,
Un jour, à l’art des estampeurs,
De la forêt soient les taillis.
Je n’ai rien contre vous mes frères,
Et votre arrivée me ravit,
Je sais le gain qu’on en espère
Et tous les plus, pour notre vie.
Mais je vois aussi qu’en vos mains,
Aimer un Dieu d’un autre nom,
C’est peindre ses jours au carmin,
Aux tons du sabre et du canon.
Je vois partout, dans vos campagnes,
La chasse à ceux, autres que toi,
Je ne veux pas, dans ma montagne,
Qu’un jour mes fils perdent leurs toits.
J’ai vu trop de lois se changer,
Au nom de la démocratie,
Où certains deviennent étrangers,
D’être restés longtemps assis.
Je n’ai en fait que cette crainte,
Sans rien reprocher à ta peau,
Que dès demain, se soit ma teinte
Qui nous fasse perdre, au rampeau.
Alors, il faut, qu’à une table,
On se donne des garanties,
Pour que demain, jamais le diable,
Vienne nous fausser la partie.
Février 2014