Venir mourir, à pas vingt ans,
Sur une plage en Normandie,
Un jour à la fin du printemps,
Ça aurait dû être interdit,
Tant est cruel ce sacrifice.
Pour un pays presqu’inconnu,
Là-bas au bout de l’océan,
Mais pourquoi sont-ils donc venus,
Quand là n’était que le néant.
Faut-il aimer la liberté,
Pour faire cadeau de sa vie,
Un matin juste avant l’été.
En venant nous offrir vos jours,
Votre jeunesse et vos envies
Quelle jolie preuve d’amour,
Vous avez su là nous donner.
Avez-vous pu nous pardonner
Nous seuls d’en tirer bénéfice…
Juin 2014