Ne fais pas dire aux mots, des choses, Pour lesquels ils ne sont pas faits, Si tu ne veux pas que les roses, Perdent demain, tous leurs bienfaits. * Poète en défaisant les mots, En les rendant caméléons, Tu détraques la dynamo Qui alimente les néons....
Quand le moment sera venu, Il ne faut pas me mettre en terre, Faites ce qui est convenu, En m’évitant le cimetière. * Jetez vite mon corps au feu Et ses cendres aux tourments du vent, Que mes enfants et mes neveux Ne viennent pas cracher devant. * Quand...
Comment ne pas avoir envie ? Devant cette roue sans bonheur, De la laisser prendre nos vies, Sans vouloir en arrêter l’heure. * Comment oser fermer les yeux ? En laissant ça à nos gamins, Alors que là-haut dans les cieux On va à l’erreur de chemin. *...
Lorsque d’overdoses de causes, On n’en arrive à pas grand-chose Et qu’on voit tout ce temps perdu, En raison de malentendus. * Quand on jette un œil en arrière, Cherchant à passer par derrière, Pour se trouver des circonstances Qui en fait n’ont pas d’importance....
Métro à libido d’artifices sans voile,A ne faire penser qu’à la piste aux étoiles,Figures éculées d’un petit cabaretQui n’aurait d’intérêt qu’à son premier arrêt. Escamoteur de rêves à n’être plus moteurDans l’art de la caresse et son lot de bonheur,«...
Le monde n’est qu’un bal masquéOù l’incongru est embusqué,Plein de gens faux et hypocritesAux vies de rien trop mal écrites. Derrière leurs loups, incognito,Sans un soupçon de cogito,Ils s’amusent au jeu de la vie,Laissant leurs jours inassouvis. Disparaître...
Le début de tes fesses, enverrait à confesse, Tant ta courbe de reins, me fait lâcher les freins ; Le galbe de tes seins, m’initie des desseins Que dans aucune messe, on m’a fait la promesse. * Ta bouche si tentante a beaucoup trop d’attente, Heureusement...
Des jours d’été indien, dans ma sorgue d’automne, Des clairières d’hier, dans mes demains d’hiver, Juste un peu de bonheur, avant que, monotones, Les délices ne soient, plus qu’aux lignes des vers * Bientôt en souvenir, que ce gentil refrain, Qui disait...
De vrais incompétents et des tas d’aigrefins Ont laissé la finance et tous ses grands sorciers Emmener nos états vers le bout de la fin, Les mettant dans les mains de leurs propres huissiers. * Dès demain, les nations, au bord de la faillite, Submergées...
J’ai dénoué le lien qui tenait ton corps sage Libérant de ton cœur les envies de ton corps, J’ai appris à tes mains, les joies d’autres voyages, Les plaisirs de l’amour et ses étranges morts. J’ai démêlé le nœud de tes hésitations Pour donner à tes yeux...
J'ai tellement écrit , sur tout et son contraire, disant blanc un matin et noir le lendemain que je connais des mots ce qu'ils ont d'arbitraire, pour savoir que leur sens ne donne aucun chemin. * J'ai tant interpreté et cru avoir compris, alors que les...
Pleins nos camposanti, de ceux qui croyaient bien Avoir toujours raison ; de ceux qui savent tout, Pour qui ? Comment ? Pourquoi ? Où ? Quand ? De quoi ? Combien ? Et qui se targuent bien, d’être les rois partout. * Ceux, qui sont si certains, d’avoir...
Quand dès demain, tout cet argent, Au rendement du capital, Entre les mains de quelques gens, Sera tout à fait anormal. * Quand sera fini le travail, Pour espérer gagner sa vie Et que le monde, en grand foirail, Ne se voudra qu’un jeu d’envies. * Quand...
Mes vers voudraient, de l’harmonie, Avoir celle d’un violoncelle, Qui, de la vie, à l’atonie, Nous font penser qu’ils ont des ailes. * Comme ses cordes mes quatrains Seraient si proches de l’humain, Qu’on ressentirait de l’entrain, Rien qu’à les frôler...
Amour, qui se dévêt, aux mains fines et se pareDes approches du soir, sur son corps en émoi,Dégrafe ses bas noirs, d’un petit rien de soie,Sur ses cuisses de marbre au toucher de Carrare. Elle roule à ses pieds ses ombres de nylonEt telle une caresse,...
Un jour d’hiver et d’organdi, Quand le grand blanc masque le gris Et que les oiseaux engourdis Prennent lundi pour un samedi. Un jour de deuil et de linceul Ou ne noircissent que les feuilles Sous la prosodie des poètes, Pour qui ces jours sont temps...
~~Reflet d’une autre vue, aux couleurs de magma Où la lumière éclate en des feux de comète, Où de son cristallin, voire de son pneuma S’entendent des visions qu’on ne sent qu’à la fête. Peintre de l’au-delà aux illusions du flou, Où s’estompe l’objet...
Avoir votre pardon, Au nom de tous les hommes ; S’excuser pour de bon, Sans nier leur génome. * Pour le mal qu’ils vous font Depuis des millénaires, Tout en contradictions Dans leur dogme binaire. * Pour la galanterie Qu’ils oublient bien parfois, Pris...
(Pastiche du merveilleux poème de Jacques Prévert, qu’il me pardonne !) Je ne suis pas un autre, Je suis fait comme ça, Pas forcément l’apôtre, Qu’on voudrait bien voir là * Quand j’ai besoin de dire, Je ne m’en prive pas, Et tant pis si le pire Coule...
Balivernes de mots, arborescence de trop, Anesthésie de foule, modérateur de houle, Vouloir donner le do, dans un pays d’ados, A de l’eau qui s’écoule, les illusions du moule. Fragrance d’utopie, orgueil en boulimie, Héroïne de gloire en poudre de pouvoir...
Il a cru qu’en faisant Babel, Qu’en mélangeant carpe et lapin Il pourrait avoir le label Des poudres de perlimpinpin. * Mettant même sur l’échiquier Des fous des bidets et des pions Et tous les as de nos chéquiers, Se voulant du jeu le champion. * Mais...
Les perles de tes yeux, campés sur ton visage,Pour parler au soleil se fardaient de couleur,Mais quand dans ton regard s’écrivaient une page,Ses rayons les plus chauds me brûlaient jusqu’au cœur. Ta bouche aux mille fruits de vergers défendusDulcifiée...
Il a suffi que nos élus Sortent d’école de commerce, Qu’au bonheur des dames ils aient lu, Pour mettre le pays en perce. * Du temple devenus marchands, Ils ont transformé notre France En succursale de l’Auchan, Soldant nos biens à la finance. * Les Technip,...
Quand à pas cinquante ans, on te trouve trop vieux Qu’en sortant de l’école, on te veut aguerri, Quand il leur faut d’un smic, la terre et puis les cieux, Comment ne pas penser que ce monde est pourri ? * Et vous, tous ces patrons, rançonnés par l’Etat...
Comme hier en enfer on les exterminait, Tels tous ces animaux qu’on mène à l’abattoir Et qui sans même un cri, ne voulant pas savoir, Allaient au sacrifice où on les destinait. * Aujourd’hui, tout pareil, c’est sans contestation, Qu’ils montent dans les...