Pleins nos camposanti, de ceux qui croyaient bien
Avoir toujours raison ; de ceux qui savent tout,
Pour qui ? Comment ? Pourquoi ? Où ? Quand ? De quoi ? Combien ?
Et qui se targuent bien, d’être les rois partout.
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Ceux, qui sont si certains, d’avoir la vérité,
Qui pour les autres savent où on pourrait oser
Aller dans l’atimie des parts de libertés
Pour qu’on puisse du joug, encore en imposer.
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Ces forts en baratin, as de la rhétorique,
Qui de gestes et de mots, de vociférations,
Arrivent à nous convaincre, à la seule musique
De leur mythomanie et leur incorrection.
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Ces premiers de la classe, à l’ego outrancier,
Tellement assidus de la première place
Qu’ils finissent par croire, évoquant les sorciers,
Qu’ils sont de l’Univers, les gardiens de la race.
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Ces nantis de la vie, sans chute et sans déboire,
Tellement certains d’eux, que se prenant pour Dieu,
Ils arrivent un matin, tout en haut des ciboires,
Jusqu’à lui contester la direction des cieux.
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Mais quand par un beau soir, de tant d’outrecuidance,
La bulle de savon retombe en fine pluie,
C’est dans les pas du diable, avec lequel ils dansent,
Qu’on les voit s’estomper dès que sonne minuit,
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Tant ne sont qu’illusions tous ces petits champions !
Avril 2018