Des jours d’été indien, dans ma sorgue d’automne,
Des clairières d’hier, dans mes demains d’hiver,
Juste un peu de bonheur, avant que, monotones,
Les délices ne soient, plus qu’aux lignes des vers
*
Bientôt en souvenir, que ce gentil refrain,
Qui disait de mes doigts, combien il appréciait,
Quand dans de jolis corps, sans jamais aucun frein,
Il tirait du plaisir dont il bénéficiait.
*
Et tous ces jours sans rien, à ne plus rien attendre,
A juste ressasser ces merveilleux moments,
Sachant alors très bien que plus rien n’est à prendre
Tant toutes les envies sont parties doucement.
*
Le vide, le grand vide, au rythme des gamins,
D’homme devenu sage, en extinction de foi,
Où plus aucun désir ne borne mon chemin,
Effaçant un à un mes soulas d’autrefois.
*
La descente aux enfers, la fin de quelque chose,
La mort de mes besoins, le bout de ma fringale,
Plus que des plats sans sel au goût de saccharose,
Qu’on sait qu’au grand jamais, ce sera un régal
*
En me donnant envie, de rejeter la vie …
Avril 2018