Quand à pas cinquante ans, on te trouve trop vieux
Qu’en sortant de l’école, on te veut aguerri,
Quand il leur faut d’un smic, la terre et puis les cieux,
Comment ne pas penser que ce monde est pourri ?
*
Et vous, tous ces patrons, rançonnés par l’Etat
Cherchant dans l’esclavage, une issue de sortie,
D’une époque et sa fin vous signez le constat
Qui prouve bien à tous, la fin de la partie.
*
Entendre des nantis, pleurer du peu de choix
Pour leurs postes à pourvoir, payés à coups de triques
En traitant de faignants tous ceux en fin de droit,
Préférant la misère à tous ces jeux du cirque.
*
Le travail, hier encore, instant de dignité,
Aux doigts de la finance est maintenant le nœud
Qui petit à petit, pendra nos libertés,
Le diable nous forçant à lui tirer la queue.
*
Et là, tous nos grands hommes, en un chacun pour soi,
Se font, eux embaucher dans des banques dorées,
Se souciant beaucoup plus de leurs costumes en soie,
Que de ces travailleurs, toujours plus essorés,
*
Remettant de l’espace à la lutte des classes …
Août 2017