Quand le moment sera venu,
Il ne faut pas me mettre en terre,
Faites ce qui est convenu,
En m’évitant le cimetière.
*
Jetez vite mon corps au feu
Et ses cendres aux tourments du vent,
Que mes enfants et mes neveux
Ne viennent pas cracher devant.
*
Quand dès demain, anéantis,
Dans un pays colonisé
Sous la charia De vieux muphtis,
Ils auront eu à composer.
*
Car ils auront raison bien sûr,
D’agonir la génération
Ayant causé cette fracture,
Lieu de cette abomination.
*
Que l’histoire retienne bien
Qu’on a vendu notre pays,
Pour quelques votes à trois fois rien
De gens qu'on avait accueillis
*
Et tout cela, malgré mes vers
Qui en montraient déjà l’envers …
Janvier 2018