(Pastiche du merveilleux poème de Jacques Prévert, qu’il me pardonne !)
Je ne suis pas un autre,
Je suis fait comme ça,
Pas forcément l’apôtre,
Qu’on voudrait bien voir là
*
Quand j’ai besoin de dire,
Je ne m’en prive pas,
Et tant pis si le pire
Coule tel de l’upas.
*
Evidemment j’envie
Celles qui me désirent
Et qui pleines de vie,
Y prennent du plaisir.
*
On ne peut rien y faire,
Je suis toujours ainsi,
Les promesses d’enfer,
N’ont jamais réussi.
*
C’est vrai que je suis né,
Pour toutes les aimer,
Celles des petits nez,
Celles trop parfumées,
Les blondes et les brunes,
Les petites et les grandes,
Celles un peu dans la lune,
Employées ou marchandes…
*
Je n’y peux rien du tout,
C’est bien plus fort que moi
Et c’est d’un peu partout
Que me vient cet émoi.
*
Ça vous dérange-t-il,
Cette bonne nature,
Voyez-vous un péril
Dans ces belles aventures ?
*
Oui j’en ai adoré,
A perdre la raison,
A même m’égarer,
Dans les mois des saisons.
*
Je sais ce qu’est l’amour,
Voulez-vous ma version ?
Seriez-vous déjà pour,
Qu’on en voit l’émotion…
*
Je vous l’avais bien dit,
Et même si ce soir
Changer m’est interdit ,
Reste toujours l’espoir
*
Que vous soyez enfin
Mon début de la fin …
Septembre 2017