Comme hier en enfer on les exterminait,
Tels tous ces animaux qu’on mène à l’abattoir
Et qui sans même un cri, ne voulant pas savoir,
Allaient au sacrifice où on les destinait.
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Aujourd’hui, tout pareil, c’est sans contestation,
Qu’ils montent dans les trains d’où on ne revient pas,
N’ayant pour leurs enfants aucun mea culpa,
Acceptant sans conflit leur annihilation.
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Abreuvés de télé, de jeux, de boniments,
Bornés à ignorer, qu’on les emmène aux camps,
Ils suivent aveuglément, le premier qui leur ment.
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Et c’est sans réflexion, qu’ils se font dépouiller
Par ceux de la finance aidés par des croquants,
Les mettant tous en rang, ici agenouillés,
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Victimes consentantes en réelle constante …
Janvier 2018