Noue eûmes, nous aussi, nos bons moments d’extase,
Lorsque le soleil chaud, de ses rayons ardents
Disséminait en nous, comme des métastases,
Ses envies de plaisir, en un désir violent.
Et quand de cette soie, entourée de dentelle,
Comme les diablotins, d’une boite surprise,
Jaillissait ton corps nu aux ondes sensuelles,
Ma bouche toute miel, soufflait en vive brise.
Ta peau, en longs frissons électrisait mes doigts,
Tes yeux ne parlaient plus, oubliant, dans le vague
Le présent, le passé, le comment, les pourquoi.
Tes mains, devenues mer nous berçaient de leurs vagues,
Nous menant vers le large en des bouillons d’écume,
Nous laissant là penser à un bonheur posthume.
mai 2008