Mes vers manquent de poésie,
ils ne parlent que de ce temps,
de toute cette hypocrisie
qui fait qu'il n'est plus de printemps .
*
Il n'y a plus aucune strophe
dans mes quatrains ou mes quentils
qui ne voient pas de catastrophe,
à l'image de Tchernobil .
*
C'est qu'il n'est plus que les poètes,
pour voir ce qui se passe ici,
pour bien comprendre que la fête
est aujourd'hui , presque finie .
*
Notre pauvre petite terre,
n'en peut plus de notre pillage
et de ceux qui à trop se taire
l'emmènent au destin de Carhage.
*
Alors si mes mots et mes rimes,
oublient les oiseaux et les fleurs,
c'est qu'il faut bien que l'on exprime
comment vient un jour le malheur.
*
Car il est peut-être possible ,
en transgressant tous les poèmes,
de ce qui paraît infaillible,
d'en démenteler le système;
*
Et tant pis si ma priapée
fait fulminer tout le Parnasse,
me demandant de décamper,
disant qu'ici n'est pas ma place.
*
Je leur réponds que je m'en fous,
qu'il y a déja bien tant d'aèdes
à déclamer sur l'eau qui bout ,
que je peux mettre, dans l'eau tiède,
*
quelques rayons d'information…
Octobre 2018