Afin qu’augmentent encore un peu les dividendes, On vole à l’ouvrier le fruit de son labeur. A tous les retraités, en jouant de la bande, Ils leur ont déjà pris, des épinards le beurre. * C’est à grands coups de pelle qu’ils creusent l’APL ; De l’assurance...
Pour avoir accepté de me lier au mat D’une belle birème, aux courses pas tranquilles, Sans cirer mes oreilles pour voir Himéropa, J’ai colorié ma vie au ton de l’atrabile. * Pour avoir écouté chanter Aglaophone, Tout là bas dans son ile à Anthémoessa,...
Que peindre de plus beau et quel plus beau modèle Que le corps d’une femme abandonnée, offerte ? Il avait de son temps, poussé des portes ouvertes, Pour mettre à ses pinceaux, de jolies paires d’elles. Il avait déjà là, l’art de la mise en scène, A les...
Je me suis réveillé au milieu de la nuit, Déjà il faisait jour dans ma mélancolie, J’ai donc tiré le drap sur mes heures d’ennuis Et en me rendormant j’ai sombré dans l’oubli. Mes rêves étaient partis , me laissant dépité, Sans image et sans son, sur...
On naît, tous condamnés à la peine de mort, Ce n’est que du couloir, qu’on apprécie la vie, C’est bien dans le regard, qu’on a de l’oxymore, Qu’on peut, pour être heureux, moduler ses envies. * Dans ce grand corridor, où on va à sa fin, Il y a plus ou...
Mon plaisir à ses vers, aux assonances rares, Aux syllabes comptées et aux rimes de femme Remplies de volupté, en donnant à mon âme L’enjeu de ses besoins, souvent pourtant avares. * Un joli mot par strophe, rien qu’une allégorie, Dans des jeux de rondels,...
Jamais, au grand jamais, Ils n'avaient, des couleurs, Vu ce qu’elles renfermaient, De joies et de douleurs. Du noir, ils n’avaient vu Que des nuits sans amour Et plein d’autres imprévus, N’étant pas de leurs jours. Du rouge ils ne pensaient Qu’il n’était...
Ne force pas mes mains, à rester dans mes poches, Laisse-les s’en aller sur toi se promener, Fais qu’elles ne s’abouchent à aucune anicroche, Afin que ton plaisir elles puissent glaner. * Elles sont des oiseaux qui aiment voler libres, Ne les enferme...
Ils ont fait de l’Europe, un affreux alibi, Pour n’être plus présents, au bout de leurs devoirs Et s’étonnent aujourd’hui, qu’on les voit en zombis, En passant tout leur temps, juste à nous décevoir. Ne servant plus à rien et se lavant les mains, Dès...
Comment peut-on aimer l’automne, Cette saison de transition Où déjà le temps nous fredonne Que commence la punition, * Cette ménade maquillée, Des mille couleurs de nos champs ; Cherchant à nous émerveiller, Quand elle nous mène au couchant. * Mais comment...
Mon astre bleu passe à l’Orange, Ma vie ne tient plus qu’à un fil, J’ai jeté un pont à mon île, Pour donner à mes jours le change. Je l’ai là collé à l’oreille, Incapable de m’en passer, Sans jamais en avoir assez ; Je suis accro à l’appareil ! J’ai un...
A quoi ressemblait notre amour, Lui qui allait, lui qui venait, Jouant la nuit, flirtant le jour, Libre de joug et sans harnais. A un nuage, à un oiseau, A l’ombre d’un bruissement d’aile, A une larme en un berceau, Ou rien qu’à son sourire à elle ? Nous...
Comme des mots d’amour qui se chargent de haine, Distillent dans les cœurs des marasquins de peine, Ivres de trop de rien, les mots de mes poèmes N’arrivent plus du tout à te dire je t’aime ! En manque de tanin, mes vers en perdition Se vidant peu à peu...
J’aime l’amour comme la vie, Pour tous ses couchers de soleil, Pour ses rencontres et leurs envies Et pour ses matins, au réveil. * J’aime l’amour comme le pain, Pour ses odeurs de blé coupé, Son petit goût de massepain Et sa pudeur à s’estomper. * J’aime...
Nous attendons béats, au bord de la crevasse, En faisant comme si, nous ne le savions pas Et nous nous racontons, oubliant la menace, Que pour aller plus loin, il suffit d’un seul pas. Sous couvert de progrès, nous faisons une course, Qui à chaque avancée,...
Certains diront que les poètes, A souffler le chaud et le froid, N’ont pas grand-chose dans la tête, Mettant en plus le désarroi. * C’est que tout n’est rien qu’équilibre, Entre deux maux il faut un choix Et il est vrai que le félibre, Lui en voit toujours...
Les mots ne sont que protection, Pour se donner bonne conscience, Souvent des justifications, Au seul besoin de résilience. Pour moi le verbe ne s’entend Que lorsqu’il vous met en danger Et non pas quand il sous –entend, Qu’il ne faudrait pas déranger....
Tu lui diras papa, m’a dit un jour ma mère, Quand je savais déjà comment on met la graine Pour faire les enfants. Et ce : « tu as un père, Quand on n’a que six ans, ce n’est pas une aubaine. Mettre un tout nouveau nom, sur ton grand cahier bleu Et apprendre...
(Quand Trafalgar rime avec gros conards) Robert, Konrad, Joseph, Richard, Jean, Paul, Henri, Vous retournerez vous chacun dans vos tombeaux, Quand demain les anglais, tirant le Mistigri, Auront par égoïsme, mis l’Europe en lambeaux ? Leur décernerez-vous,...
(Génération Hollande ) Personne ne sait trop où va aller ce monde Et des nantis planqués, en habits de Trotski, Nous refont la Bastille, en une belle ronde Au nom de ce que hier leurs parents ont acquis. Un sportif un peu bon, transmet au Panama Des tas...
Lorsque demain, l’humain, aura passé la main Aux joies du numérique et sa triste musique, A voir tout en carmin, sans odeur de jasmin, Nous rendant allergiques à leur foutue logique, Quand de n’avoir personne, au bout du téléphone, Qu’un enregistrement,...
Il leur faut leur dose de sang, Ils ont besoin de la violence, Ils ne savent pas vivre sans, Les mitraillettes et les lances. Alors ils s’inventent des causes, Pour dissimiler leur plaisir, Voulant partout que tout explose, Souhaitant tuer ou bien mourir....
Mon ciel a la couleur des habits d’Arlequin, Passant du bleu au gris par simple esprit taquin, Me faisant voir la vie aux tons superficiels Qui donnent après la pluie de jolis arcs en ciel. A peine ai-je une idée, qu’une autre se faufile, M’obligeant...
Quand les nuits d’être courtes, ont des temps infinis A vous donner envie que vienne le matin Et que votre sommier, lui-même à l’agonie, N’en peut plus de vous voir jouer là les pantins. * Quand ce corps allongé ici à vos côtés, Dans les bras de Morphée,...
Quand vous aurez compris, ce qu’attendent les hommes, Quand enfin descendue de votre beau nuage Vous n’aurez plus besoin de lire le second tome Tant vous aurez saisi les desseins du voyage, * C’est que tous ces messieurs, à l’épouse parfaite, Au secret...