Le silence, trop lourd des plaintes de la nuit,
Transporte mon esprit dans un brouillamini,
Que ma tête éveillée se joue en rapsodie,
Pour occuper le temps de mes heures d’insomnie.
Assis là dans mon lit, lâché par le sommeil,
Je vais là au-devant de ce trop d’heures de veille,
Et même les agneaux, comptés en grands troupeaux,
N’arrivent toujours pas à desserrer l’étau.
J’observe les aiguilles égrener une à une
Les traits du sablier, et j’implore la lune,
Pour qu’elle dorme enfin, laissant là le matin ;
Et je prie chaque soir, mais tout cela en vain,
Afin que le soleil, dans un élan altruiste,
Ne nous quitte plus, restant toujours en piste !
2007/Mars 2018