On te vend ma pauvre Nation,
A un empire de papier,
Dont la seule triste ambition
Est entre les mains des croupiers.
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En nous faisant rêver d’étoiles
A grands coups de contes de fées,
Ils ont jeté un sale voile
Pour qu’on ne voit plus leurs méfaits.
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En subornant nos ambitieux,
Leur promettant, monts et merveilles,
Ils en ont fait tous ces factieux
Qui se croient ce jour, le soleil.
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Nous racontant que c’est le monde,
Qui veut des pauvres et quelques riches,
Ils nous expulsent de leur ronde,
A la douceur d’un pied de biche.
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En plantant des épouvantails
Partout où ça peut faire mal,
Ils ont érigé le travail
Comme une denrée anormale.
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Ils nous ont tous pris en otages
Changeant les règles que nos pères,
Avaient fixé dans le partage
Et imposé comme repères.
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Fracassant la démocratie
Aux arrêtes de leur mépris,
C’est vers une théocratie,
Qu’ils nous ferons payer le prix,
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Nous mettant tous sous le joug
Des forces de l’obscurantisme,
Car c’est bien ici que se joue
Le sort de leur machiavélisme,
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Où contre du pain et des jeux,
Les laissant sur tous leurs dollars,
Sécurisés des lois de Dieu,
Ils pourront se faire du lard,
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Sans avoir peur des détrompeurs …
Avril 2018