Ne force pas mes mains, à rester dans mes poches,
Laisse-les s’en aller sur toi se promener,
Fais qu’elles ne s’abouchent à aucune anicroche,
Afin que ton plaisir elles puissent glaner.
*
Elles sont des oiseaux qui aiment voler libres,
Ne les enferme pas dans quelques horribles cages,
Elles ont les idées qu’on connait aux félibres,
Permettant à tes sens de partir en voyage.
*
Laisse-les dépasser ta ligne d’horizon,
Aide-les à trouver ton ile mystérieuse
Et fournit leur la joie d’annihiler ta raison.
*
Accorde à tous leurs doigts un vrai laissez-passer,
Tu sais bien ô combien, elles sont si curieuses
Et abandonne –toi à leur jamais assez,
*
En leur offrant le temps de te faire un printemps …
*
Octobre 2016