Tels des objets sans vie dans ces grands catalogues,
Ivres de solitudes et de manque d’amour,
Elles font de leurs jours , en de beaux apologues
Des récits de réclame en appel au secours.
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S’exposant aguichantes aux clics des visiteurs
En des cahiers des charges, hérités du passé,
Elles montrent l’article à des consommateurs,
Pour qui la qualité est un truc dépassé.
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Quand de coucou en LOL, de langage SMS,
De fautes d’orthographe et de photos voilées,
Elles ont la rencontre, en mode SOS,
C’est souvent un mirage, qui les fait dessaouler.
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Le web est devenu en moins de vingt années
Une foire aux bestiaux, ouverte en permanence,
Où les amours se font, entre des fleurs fanées
Qui de leur libido fuient leur évanescence.
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Et tous ces maquignons, comme de vrais condors
Planent au-dessus des proies, sur ce si grand marché,
Promettant le soleil en accords de mandore,
Quand leur seul arc en ciel n’est que pour le coucher.
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Mais parfois au hasard, quand deux galiotes accostent
Au même embarcadère, ou sévit Cupidon,
C’est alors de Cythère, qu’on reçoit par la poste,
La preuve que ces sites sont bien d’Eros un don,
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Tant il faut à la chance, bien quelques circonstances …
Novembre 2016