Ils s’imaginent si savants,
Détenant les clés du savoir
Qu’on ne sent même plus le vent
Qu’à tout moment, ils nous font voir.
*
Fascinés par ces courants d’air,
Endormis par leurs offertoires
Lassés par tous leurs dix de der,
On se sent les cons de l’histoire.
*
Alors on laisse à cette crème,
Les chiens, le fifre et la houlette,
Leur offrant ainsi le saint chrême.
*
Et on s’étonne un beau matin,
D’avoir jeté aux oubliettes,
Le chemin de notre destin,
*
Plus que surpris d’être ainsi pris !
Mai 2017