Il n’y a plus de pré…
Où va la terre après ?
Vers une grande nuit ,
Sans plus jamais de vie,
Simplement le néant
Avec plus rien dedans.
C’est la faute à l’avant
Quand on charge les champs
Des excréments des villes
A l’eau que l’on distille
Pour que roulent des noms
Aux pierres des frontons.
Il n’y a plus d’après,
Et nous n’étions pas prêts
A croire que la terre,
De scories délétères
S’asphyxiait doucement
A l’inconscient du temps.
Il n’y a plus d’apprêt
A appliquer après
Quand on a tout gratter,
Tout piller, tout voler,
Quand on a tondu l’œuf,
Se renvoyant l’éteuf !
Septembre 2009