Notre jeunesse a faim d’un monde différent,
Elle en a plus qu’assez de ces temps insensés
Qui donnent les pays à ceux le plus offrant
En faisant des promesses aux modes dépassés.
Au slogan frustre de « c’était bien mieux avant ! »,
Les vieux ne pigent pas que le monde a changé
Et en se fourvoyant sur le mot passavant,
Ils en obstruent l’accès, apportant le danger.
En dirigeant la terre sur des idées d’hier,
Cette génération du vide et de l’ego,
Fait de de tous nos Etats, de vastes pétaudières,
Où quelques nantis règnent à coups de vertigos.
Quand il faudrait trouver un autre parangon,
L’Expérience ne voit que tons d’un autre temps,
Faisant monter les gens dans de bons vieux wagons,
Sur des voies de garage au lot inexistant.
Comme tous ces anciens tiennent le gouvernail,
Ils interdisent aux jeunes où est pourtant demain,
De donner leurs avis et de mettre sur rails,
Ce monde qui pourtant est déjà dans leurs mains,
Et c’est ce décalage qui nous mène au naufrage …
Juin 2016