Sortie des brumes de la nuit
Sur l’onde où s’enflamme l’aurore,
En girandoles omnicolores,
Zorya s’enfuit de son ennui.
Des vanteurs de petits matins
Eteignent une à une les étoiles,
Ne laissant plus de cette toile,
Qu’un rideau de satin sans tain.
Du fond des flots , un ballon d’or,
Se fait l’escalade des cieux,
Jetant ses feux artificieux,
Sur tout le port qui dort encore.
Et la lune déshabillée
De son bel habit de soirée,
Ne se sachant plus désirée,
Va se cacher , sans sourciller.
Tandis qu’au loin, là bas sur l’eau,
Là où le trait finit enfin,
Aux cris déchirants des puffins
S’en reviennent tous les bateaux.
Et Zorya, encore amusée,
D’avoir ouvert toutes les portes
De cette aurore qui nous transporte,
Se dit qu’elle a bien fait d’oser,
Mettre le jour à nos ajours !
août 2012