On a à chaque été
Trop de forêts hantées,
Pleines de prédateurs
Et de non droit « d’ôteurs. »
Là, c’est de l’innocence
Qu’un, fait un contre sens,
Quand là, pour la vertu,
Des autres s’entretuent.
C’est l’herbe de l’oubli,
Qui dit qu’elle anoblit,
Ou pique la seringue
De ses aiguilles dingues ;
Ces jeunes qui se donnent,
Pour quelques pets de nonne
Et celles que l’on vend,
Sur des marchés d’avant.
Ces fontaines de Roms,
Que l’on renvoie vers Rome,
Et tous ces émigrés,
Jetés contre leur gré,
Pour un simple détour,
En billet sans retour.
Et notre président,
Plein de sourires aux dents,
Qui nous fait son refrain,
De ses voyages en train,
Quand là-bas en Syrie,
Plus personne ne rit,
Tant le sapeur Bachar,
Ne fait pas dans le Char.
Et pendant ce temps-là,
L’euro de l’Angela,
S’enfonce à tire d’ailes
Au gouffre de Bruxelles,
Quand le sport à London,
Jouant le grand pardon
Va remettre de l’or,
Aux sportifs en tchador,
Ce qui au Saint Germain,
Du pognon, plein les mains,
Fait croire à ce pari,
De voir premier Paris.
Et dans les magazines
Ne parlant pas d’usine,
S’étale le bling-bling
Du monde marketing.
Voyez-vous braves gens,
Il n’y a rien d’urgent,
À voir venir l’automne
Et ses canons qui tonnent,
Il sera toujours temps,
De croire au beau printemps,
Sans voir que c’est l’hiver,
Qu’annoncent là ces vers !
août 2012