Je photographie mon éther,
Usant du poème et des mots,
Je ne sais plus comment me taire,
Tant mes clichés ne sont que maux.
Je me demande bien souvent,
Si ce n’est pas mon objectif,
Qui sous le voile d’autres vents,
Pourrait me rendre subjectif.
Mais très vite je m’aperçois,
Que ce monde est à l’identique
Et que même s’il me déçoit,
N’y est pour rien mon argentique.
Alors je mitraille et je shoote,
Montrant les péchés capitaux,
N’ayant maintenant aucun doute,
Sur l’irréel de mes photos.
J’ai même en profondeur de champ,
D’un filtre équipé mon boitier,
Pour voir aux balances des blancs,
Si mon reflex était entier.
Et pour traiter la parallaxe,
En évitant l’aberration,
J’ai même opté pour la surtaxe
Allant à la modération.
Et à ceux qui de leur focale,
Critiquerait mon ouverture,
Qu’ils pensent à enlever la cale,
Qui de leurs iso les obture ;
Car à moins de le retoucher,
Ce qui sort de l’agrandisseur,
N’est que le reflet du cliché
Qu’on a pointé dans le viseur ;
Leurr' ne sort pas du fixateur !
août 2012