Laisse passer du temps, attends encore un peu,
Reste dans cet état, dans ce demi-sommeil
Où te met le matin, juste avant le réveil
Et que sa diane crie à ces sauve-qui-peut ;
Jouis de ce moment, où encore en chemin,
Entre ton rêve étrange et la réalité,
Tu flottes dans les airs, gavée de liberté,
A penser qu’on n’est pas encore à ce demain ;
Grandis de cette page, encore immaculée,
Où tu peux dessiner tes songes de la nuit,
Sans que rien ne te freine, à vouloir spéculer
Et repousse les heures et leur chrono sans fin
Qui implacablement te pressent vers l’ennui,
En te masquant la soif que donne un peu de faim.
novembre 2014