Tout comme le désert, grusine l’oasis,
L’horreur intolérante, au nom volé de Dieu,
Souffle son sable fou, au droit des frontispices,
Grenaillant leurs arrois, d’acide sélénieux.
Attisés par la haine, aigris par la misère,
Celés sous des roueries d’hypocrite piété,
Ils imposent l’effroi, aux sons de leurs chimères,
A des hordes en désordre, en mal de satiété.
Tuant, volant, violant, rançonnant et pillant,
Ces talibans déments, venus d’une autre époque,
Inculquent le Coran à coups d’airs malveillants
Et d’interprétations toujours bien équivoques.
S’en prenant aux enfants et aux petites filles
Qu’ils ne voient qu’en ilotes ou en denrées à vendre;
Faisant leurs propres lois, il faut là qu’ils instillent,
Leur dogme d’assassins, où on ne sait que pendre.
Et quand, demain matin, la planète excédée,
Décidera enfin de les exterminer,
Ceux qui de cet enfer, leur ont tout concédé,
Crieront à l’occident, qu’il veut tout dominer,
La vie de ces barbares, a son seuil quelque part !
Mai 2014