Un adorable fauve, un gentil charognard,
Le bien, le mal, ensemble, en ce bel oxymore,
Certainement pas là, par le fruit du hasard,
En associant la vie, à l’homme et à la mort.
Capable du meilleur et doué pour le pire,
A même de douceur et apte à la violence,
Amas d’eau et de feu, qui aspire et expire,
Au gré des circonstances et leurs ambivalences.
Antithèse de thèse en jeu de noir et blanc,
Se déclinant partout au nuancier des gris,
En leurre et en candeur, sur fond de faux-semblant,
Où à la chasteté, on promet des houris.
Artefact inexact du tréfonds des abîmes,
Transformant le silence en étrange hourvari
Et où l’abnégation peut précéder le crime,
Faisant du prédateur, la belle allégorie.
Hitler et Theresa, Attila ou Gandhi,
L’histoire et sa mémoire, en ont plein des grimoires
De tout et son contraire en dits et en non-dits,
Pour montrer de l’humain, ses faux états de moire.
Moietmoi septembre 2013