Mais que sont-ils donc devenus, ces poètes des temps passés,
Les Darwich, Hijazi, Haoui, ou Youssef, Jahin ou Danqal ?
Ont-ils, des peuples et leur printemps, achevé de se tracasser,
Pour ne plus écrire, au stylo, les excès cachés du journal.
Quand hier encore par les mots se faisaient les révolutions,
C’est aujourd’hui, là dans la rue, que s’envole la poésie,
Laissée aux inconnus crayons ,de moudjahidines de l’action ;
Comme si leurs muses, parties, ils étaient frappés d’amnésie.
Ont-ils eu peur du changement, pour être touchés de mutisme,
Ce sont-ils ici, condamnés, à la décennie de silence,
Pour avoir trop jusqu’à présent, imposés tout ce despotisme,
En assignant leur prosodie, aux standards de leurs références.
Avaient-ils besoin de tyrans, pour avoir de l’inspiration,
Ou ne comprenant plus la cause, ont-ils oublié comme on ose,
Débordés par ceux de la toile, où sans aucune ostentation,
Ils ont simplifié tous leurs vers, en ne poétisant qu’en prose.
Etaient-ils à côté du peuple, ou ne faisaient-ils que semblant,
Participant, dans les salons, aux fausses lois des équilibres,
En étant là que les bouffons, qui rédigeaient en noir sur blanc,
Juste un verni d’opposition, pour se dédouaner d’être libres.
Ce serait bien que dans l’épreuve, ils nous apportent quelques preuves !
septembre 2013