La forêt là, se dénudait,
Quittant sa robe d’or vieilli,
Perdant peu à peu tout le dais,
Dont elle s’est enorgueillie.
Toutes les brumes de septembre,
Toute la fraicheur des matins,
Ont déroulé un tapis d’ambre,
Sur les sols, autres qu’abiétins.
Seuls, il est vrai, les grands sapins,
Bien alignés comme des vers,
Se la jouent, verts, en cisalpin.
Et les grands chênes, presque nus,
Rêvent d’hiver en pull-over,
Trouvant l’automne, saugrenue.
septembre 2013