(Sur la musique de l’Etrangère d’Aragon et de Ferré)
Il nous faut trouver des excuses, au devenir des bohémiens,
Et le souci qu’ils nous exposent, en confondant le leur au mien ;
En bandes venues de partout, depuis l’Europe sans verrou,
Ils interpellent le bobo, espérant inventer leur roue.
Peuple du voyage et de l’air, ils voudraient à leur ordinaire,
Les enfermer dans leurs idées, les imaginant pensionnaires,
A leurs chariots, mettre des chaînes, en les mettant à la sécu …
De quoi donner à quel qu’énarque, un vrai bon coup de pied au cul !
Vouloir cloitrer des papillons dans des cages à très gros barreaux,
Voilà bien la belle illusion d’élus préchant au lamparo ;
Leur promettre ce qu’on a plus, des prestations et du travail,
Une bonne fausse réponse, osée annoncée en trouvaille.
Comme dans le chant d’Aragon, le temps d’avoir une maison
Et de palabres statistiques, ils vous mettront à la raison,
Vous donnant en fleurs de passion, coquelicots et campanules,
Avant que l’édile ait compris, comment ça fait quand on l’encule !
Léo Ferré, lui, l’a chanté, disant comment ça recommence,
Sachant qu’il n’est pas de semence, à voir pousser d’autre romance ;
Il faut laisser après la pluie, ouverts tous les chemins de Rome
Et accepter que du soleil, ont ait parfois le chaud du Rom …
août 2012