Dans ce petit coin de chagrin, que maltraitait
Un soleil de soif et de plomb, pas fier de moi,
Je regardais le mal et ce qu’il promettait,
Sans bien même en saisir, des signes, mon émoi !
Restant passif, sur le palier, muet et vide,
Je voyais la Syrie, mourir, odieusement
Et personne là ne bougeait, le cœur aride,
Comme si ce, n’était pour eux que châtiment.
Et tout en constatant, des gens le désarroi,
Dans leurs yeux de misère et leurs cris de colère,
Je ne les voyais pas en martyre aux abois.
En recherchant leur liberté, ils nous montraient
Toute leur dignité, cette pierre angulaire,
Qui pour l’avenir de l’homme a autant d’attrait,
Quand notre démission sent la compromission !
août 2012