Tandis que leurs canons noient la ville de larmes,
Empêchant le printemps, d’éclore ses caïeux
Et de changer en fleurs, les fusils et les armes,
Le mal et son pygargue échangent un jour aux cieux.
Il sait bien l’oppresseur, que la nuit a sa fin,
Que déjà le matin allume ses lueurs
Aux rives de l’Euphrate et à tous ses confins,
Berçant son vil automne aux temps de ses langueurs.
Il a senti la corde, emprisonnant ses ailes,
Lui enserrer le cou du fatal nœud coulant,
Qui aux tyrans, un jour, leur dit la villanelle.
Et au lieu d’accepter l’inévitable danse,
Pour mieux vendre son âme, en éloges sanglants,
Au diable, il a choisi de rédiger les stances ;
Qui font de la Syrie ce lieu de barbarie !
Août 2012