Quand on n’a plus, en cri, que des mots de poème,
Quand là, pour s’indigner, ne restent que des vers,
Il est bien plus que temps, pour bouger le système,
D'échanger son stylo, contre des révolvers.
Jamais, aucun poète et jamais quelque rime,
Ne sauront modifier la course des outrances,
Tant ce n’est pas de pleurs, qu’ont besoin les victimes,
Mais bien d’actes et de faits et non pas de jactance.
Et il ne suffit pas de masquer les tambours,
Avec des chants d’oiseaux, pour faire croire au monde,
Que d’un joli sonnet resurgira l’amour.
La poésie a beau, tancer les uniformes
Et d’encre barbouiller les spires de la ronde,
Elle n’est là pourtant, qu’un peu de chloroforme,
Endormant le félibre au rêve d’être libre …
juin 2014