Le foot a mis le pied dans l’herbe de l’excès,
Passant la ligne blanche, où brillait la revanche
Et où tous les espoirs, en fournissant l’accès,
Faisait rêver la rue, de merveilleux dimanches.
Le fric a mis le foot, là bien au fond des cages,
Recouvrant les ballons de pruine de business,
Pour donner l’illusion, de merveilleux voyages
Pourrissant à jamais, l’âme de la jeunesse.
Devenu la pelouse, où s’enrichit le temple,
Devenu la tribune où on cache le jour
Et où on nous endort, en mélangeant le semple,
Ce soccer là sans cœur, ne vaut plus le détour.
Et pour un saladier de métal et d’acier,
On construit des arènes aux couleurs de marchés,
Plutôt que des abris, sans voir le nuancier
Et sans se demander ce qui peut bien clocher.
Hier Temesta du peuple, il se pourrait ainsi,
Que dès demain matin, de trop de coups pas francs,
De beaucoup trop d’hors-jeu et de mains mises, aussi,
D’un abus d’excitants, le foot soit souffrant.
Et comme un pénalty, un soir au Bera-Rio
A bien plus d’intérêt, qu’un enfant qui a faim,
Tous les médias du monde, au même oratorio,
Prient pour que le grand show, lui n’ait jamais de fin,
Pas même indisposés, par un peu de nausée…
Juin 2014