C’est de cette herbe folle, au goût de temps perdu
Que je pourris mes nuits, de ses foutus voyages,
En nourrissant ma fin, de ce temps suspendu,
Qui laisse dans ma bouche une si triste image.
Voilà bientôt dix ans que j'en suis bien accro
Et que cet orviétan accompagne mon temps,
Défonçant ma survie, d’éraflures et d’accrocs,
A me mettre en hiver au milieu du printemps.
Mon sang n’est plus qu’un leurre où se fourvoie mon âme
Et où mon euphorie, tout comme un papillon,
Ne vit qu’un seul instant, au shoot de cette came,
Qui petit à petit m’emporte en tourbillons.
Toujours entre deux lignes, ou bien entre deux vers,
Je me fais des ballades, aux maux de l’overdose,
Mes sonnets s’écrivant aux berlues de volvaires,
Oubliant, bien souvent qu’existe aussi la prose,
Tant est la poésie, pour moi, mon extasie…
juin 2014