J’ai souvent pris l’aller du ciel,
Sans me soucier de son retour
Ne voyant plus que l’arc en ciel
Qui illuminait mes détours.
J’ai caressé de beaux nuages,
Me suis baigné au firmament,
Sans me soucier de ces adages
Où on blâme l’enchantement.
J’ai vu aux rayons du soleil,
Les merveilles de l’empyrée,
Sans me soucier qu’à mon réveil,
Le temps pouvait bien empirer.
J’ai même inhalé de l’éther,
A m’envoyer plus haut que l’air,
Sans me soucier que là par terre,
Monter aux nues reste un impair.
Et quand je suis redescendu,
Sur mon limon, dans leurs closeaux,
Sans me soucier bien entendu,
Que j’avais la vue d’un oiseau,
J’ai eu la rage d’être en cage !
Moietmoi novembre 2010